Sunday, June 17, 2007

Ce morceau m'obsède grave. J'ai vraiment du mal à m'arrêter de l'écouter parce que son histoire me fait triper.

Ca partait d'une idée simple: faire un truc dancefloor house, typique 120bpm. J'avais jamais vraiment essayé. Je me lance, je construit mon truc... Session crée le 28 Janvier, rien ne se passe because le taf pendant des mois et à part avoir poser un début de beat, et quelques essais harmoniques, rien.

Je reprends petit à petit la bête et sans doute l'effet des beaux jours et de la chaleur, j'avance bien, de plus en plus vite. Arrive ce moment qui se répète inlassablement: j'ai mon morceau. Un début une fin, une transition, des choses qui se passent. Mais il manque quelque chose (et là je rigole à gorge déployée en écrivant celà). Je sais que c'est une voix qu'il me faut, qui va m'apporter cette attention que mon instrumentale réclame (et oui, les oreilles sont sur-sensibles aux fréquences vocales, fréquences qu'on entend le plus de notre vie). Je ne veux pas d'une voix timide ou miauleuse comme on en fait un peu trop aujourd'hui, je veux une voix qui porte.


Son MySpace

Bref ni une ni deux, j'enfile mon oiseau bleu et me dégotte une acapella de Jocelyn Brown. "Love's Gonna Get You". "Connais pas" me dis-je, me remémorant la ligne de basse de "Somebody Else's Guy". Ne trouvant rien d'autre à ma convenence, je balance le fichier dans ma session de travail, sur une piste donc. Je vous la refait: Je prends le fichier dans mon explorateur et je drag and drop dans la piste. J'ajuste le pitch pour être dans la tonalité de mon morceau et j'appuie sur la barre d'espace pour voir...

Et là j'hallucine. C'est calé. Un peu bizarre mais calé. Pire, à partir d'"I've Got the Power!" (ah d'accord ;) ), Jocelyn épouse totalement ma création, des breaks aux arrivées des sons. J'essaie des trucs, j'essaie de décaler, rien n'y fait à un moment ça merde. control Z. Le drop de base est le bon. La Moule, Dieu, l'instinct, je ne veux pas savoir.

Nourri du matin au soir par la finition et cette voix qui m'obsède, ce sample que j'extrait à la fin et que je fais tourner en boucle, en l'écoutant assis, debout, avec la fenêtre ouverte, aux chiottes, sous la douche, sur mon palier. En écrivant ce post. Rah c'est bien la première fois que le mp3 me fait souffrir, tellement l'original non compressé est plus beau...

Il est maintenant temps de le partager. Tout est dans le stream, fonçez !

Ibiza Sunset

posted @ 11:08 PM | Feedback (0)

Très bon. Dans la lignée du réalisateur. Une bonne douche après mes rêves américains.  On observe simplement cette formidable machine inégalitaire qu'est le système de santé du Far-West. Inutile de préciser que vous ne vous pisserez pas dessus de rire. 

Spoilers:

  • Les systèmes de santé européens sont nés d'une solidarité immense: l'après deuxième guerre mondiale. Quand monsieur Moore suppose que c'est comme le genre d'élan qu'a connu les Etats-Unis pour le 11/9 oui, mais avec une magnitude incomparable. Sans ça, on serait peut-être autant dans la merde qu'eux.
  • Hillary... Oops. 
  • J'étais sur qu'il allait faire un tour en France et ça m'a fait marrer de voir qu'il considère un couple à 2x 4 000euros par mois comme une famille moyenne. Euh, non. Je ne les dénoncerais pas comme "riches" non plus mais une famille moyenne tourne plutôt à la moitié de cette somme.
  • Il a oublié de dire que chez nous avec une bonne mutuelle en plus, on peut même toucher de l'argent en ayant des soins (par exemple j'achète deux paires de lunettes à ma vue, aucun frais, la sécu me rembourse quelques dizaines d'euros!); bref notre système fonctionne -il protège très bien- mais il est aussi extrèmement coûteux et on pourrait sans doute faire mieux.
  • Mais c'est vrai qu'on a de la chance. Moi je suis à trois rue de l'Hôpital des Armées, un gros truc. Je pourrais arriver découper en trois, j'aurais pas souçis ils pourraient me recoudre, sans attendre, sans soucis de financement. Le genre de bien-être difficilement quantifiable. Un peu plus quand on voit une mère de famille américaine vendre sa baraque et aller vivre chez sa fille afin de suivre son injustement coûteux traitement.

"Tout n'est pas si facile, tout ne tient qu'à un fil" prend tout son sens... Il y a une belle somme d'enculés là haut, aux States.

Sinon rien à voir, je suis obsédé par une création, je vous la livre ce soir si tout va bien. Et préparez vos genoux, ça va danser grave.

posted @ 10:17 AM | Feedback (0)