Monday, October 09, 2006

C'est passé assez inaperçu mais c'est énorme (bien que hey Georges, t'aurais pu faire ça plus tôt): Mistah Star Wars après avoir fait un don de 150 millions de dollars à son ancienne école (USC, Californie), a décidé d'arrêter de faire des films. Il a grave de chez grave raison: quand on dépense 200 millions de $ pour créer un film PLUS 200 autres millions pour le vendre... Ca n'a pas/plus de sens. Le prochain Harry Potter je crois, flirte avec le milliard de $ de budget tout compris... Jeeez.

C'est exactement ce qui devrait se passer dans l'industrie du jeu, en encore plus vite mais bizarrement on fait genre qu'on a pas vu: ils sont nombreux les studios à dépenser des fortunes pour sortir des jeux "cinéma", des jeux "grand spectacle". Sauf que les risques sont du même ordre que pour le cinéma et ont atteint également un stade de grand portenawak.

Je pense que les MGS 4,  Gear of War et autres jeux grand spectacles, vu ce que ça coûte à créer (deux semaines à temps complet pour modéliser un PUTAIN de personnage !!) pour avoir toujours le même gameplay et la même AI retardée... Ils vont se rarifier, simple question de temps... Un peu comme le cinéma d'action américain qui même s'il est sans commune mesure plus crédible que celui des 80s-90s (sfxs++), n'en est pas moins toujours la même chose, peut être même pire en fait (Top Gun vs Stealth). 

Bref, +1 Georgio. 

Rien à voir, imagerie gay qui me fait trop marrer chez Threadless, via Wonderland:

 
Je crois que le champignon fige Super Marius, dans un rictus inavouable... Bien sur Peach est partenaire et c'est Luigi qu'il faut sauver...

posted @ 4:38 PM | Feedback (0)

"While they have satisfied until now the fantasies of twisted computer-nerd minds, they will soon blossom into a much richer array of fantasies." 

"As computer games become a mass market item, they will fall prey to the homogenizing forces of the mass market. The emphasis will not be on originality or creativity, but rather on adhering to the time-honored formulas."

1982 Cris Crawford dans "The Art of Computer Game Design".

"I believed that by this time we'd be seeing a wide range of entertainment software addressing a wide range of tastes. That has not happened; computer games now are completely unchanged in terms of their basic appeal. They are precisely the same fast-action shoot-em-ups or nerdy strategy games that we were dishing out 15 years ago."

1997 Cris Crawford dans une interview.

 

2007 ?  Toujours la même chose en HD-blur-normal-map-physic. Mais tout n'est pas perdu.

"Eventually, games will be recognized as a serious art form. The exploration of games as a serious art form will be restricted to a tiny fraction of the total activity. Most of the effort will always be more along the lines of pop-art. Yet this tiny group of games-artists will be responsible for creating the future classics of games, the games that endure."

Il ya trois machines pour eux en ce moment: PC/DS/Wii.  Ya t-il des games-artists ? En six ans de carrière je peux dire qu'ils sont très très, trop peu... Les games-graphistes s'en branlent du game, les games-programmeurs sont nombreux à être des nerds à la culture sur-grillée voir au mauvais goût assez certains (pourquoi sont-ils si nombreux à coder avec de l'eurotrance dans les oreilles ???) et les game audio designers n'existent toujours pas (chuis quand même un putain d'ovni quand je discute avec mes confrères de grosses boites, hihi). Les level designers sont des game designers frustrés et les game designers, des réalisateurs de films désenchantés. Comment dès lors obtenir une équipe créative, talentueuse, partageant la même vision et les mêmes perspectives d'avenir capable de se sortir les doigts du cul pour pondre un proto qui owne d'étonner ?

Cris le problème est là: les games-artists, on les cherche encore... 30 ans, ça commence à faire long quand même.

posted @ 3:47 PM | Feedback (0)

Il "suffit" d'avoir quelque chose que les autres n'ont pas. De le diffuser sur le net. D'attendre quelques semaines que des millions de clics se soient manifestés et que le buzz s'étende. Ensuite la une de médias tradis se fait toute seule... Gratuitement. Putain j'adore le net.

Kamini de Marly en est la preuve. Vous l'avez sans doute tous vu. Marrant parce que en dehors du côté net/buzz/youtube/flash trop marrant, j'ai la même histoire. Un poil différente. 

  

Né à Paris, mes premiers souvenirs sont localisés dans ce village, à l'intérieur de ce petit cercle rouge qu'on voit pas très bien. J'étais dans ma poussette quand on allait chercher le lait là haut (sur la gauche en haut de l'image) qu'il fallait transvaser à chaque fois (l'écrémage les jeunes...). La boulangère en J9, J7, le boucher pareil... La ville une fois par mois quoi.

J'ai seulement fait la maternelle. Mais je m'en souviens bien: la cantine, le bouffage broutage d'herbe autour du sapin, la course dans la neige fondante avec les futals en velour bleu marine dans les boots grises trempées avec mon pote Gaël, les goûters du Quatreur, l'apprentissage du vélo sans roulettes dans la pente du garage, le tuage de cochon et la super bouffe qui suivait... Après je suis parti. Je posais beaucoup de questions parait-il. Mais je soupçonne mon père de broder une légende là. En même temps ça se tient..."dis, pourquoi t'es pas noire toi ? Ils sont où les autres, j'en ai vu à la télé ? Comment se fait-ce ?.."

Je revenais deux fois par an. Tout content de leur montrer mes progrès en tout...

L'année dernière j'y étais (et je ne peux le relire sans crispation de la gorge). Cette année, après un bon petit paquet d'épreuves j'ai envie d'y aller dans mon havre de paix sancerrois. En même temps Casablanca => région parisienne => root en deux semaines et demi j'ai peur de ne pas pouvoir le gérer correctement... Trop de couches.

J'ai pourtant envie d'entendre l'accent du pays, rien que de le recréer dans mon cerveau me pique les yeux... Ben tiens je vais laisser perler quelques larmes douces/amères ça mange pas de pain... 

See U roots, always in my heart...

posted @ 12:31 PM | Feedback (0)