Sunday, April 30, 2006

Le collège… Cette longue mutation physio-physique. Les +12 -12 de pitch de voix dans la même phrase, les poils, les boutons et le reste… "Ton corps change" Ouais ben j'avais remarqué ^^ Pour se souvenir des gens… Une seule voie ou plutôt voix… Celle d'un pion géant appelé monsieur Bonsicloche (ou un truc dans le genre) au sein de cet établissement au grand parc libérateur. Pas évident parce que c'est l'époque où tu rigoles pour rien et où tu déformes tout (Tomasi/Toumoisi, Claudio/Clodo haha lol mdr) sans compter les diminutifs (Jalab'/Watanab')… Let's go…
 
6ème 91
 
  • La prof: M'dame Bennard, prof d'histoire géo. J'aimais bien son humour et sa désinvolture.
  • En haut: Renaud, Cédric Lapuerta, Vanessa Ofian, Mathieu Perrosa, Sébastien Murez, xx, x Gay
  • Dessous: Stéphanie x, Kevin Condaminas, Christelle Joli, François Teisseidre, Thomas Begat, xx, Julien Jalabert, Emmanuelle x, Cédric Doucet, Nathanael x.
  • Assis: x Mata, Marlène Cotin, Jérémy Gruber, Claudio Bardales, Jessica Camu, Daniel Lopes, Alexandre Gay, Frédéric Tomasi, Jérôme Nadjar.
  • Accroupis: Grégory Tohic, meu-oa, Isabelle, Sonia Gomes, Julie Lefeuvre.

La story: J'ai l'air sage non ? Cette année là j'ai pris une bonne trentaine d'heures de colle. Quasi toutes par la même prof (dont j'ai tout oublié, à part que c'était la prof de français et que je fumais ses tests de lecture et les autres élèves haut la main). Convocations sur convocations avec mes parents… Pas cool. Le mec à ma droite là, au doux teint d'Aspro 500 deviendra mon copain comme cochon, on se voit toujours, il est leader d'un groupe. De métal. Métal auquel il m'a introduit en cette année Benny B-esque, avec pour débuter, Iron Maiden et Helloween. Moi j'écoutais beaucoup les Beatles -et Jimmy Sommerville et un peu Paula Abdul, ça va- à ce moment là, ça m'a fait un choc. J'ai aimé. C'est aussi ma grande époque radio avec notamment "Bonsoir la planète" sur Sky. La libre antenne, trop fort. Et puis le retournement de cerveau en fin d'année au ciné: Akira. Nom de dieu de nom de dieu de...

5ème 92
 
  • Les profs: M'dame Balu prof d'anglais efficace et madame Lê prof de maths pas très efficace.
  • Debout: xx, xx, xx, Caroline Pélicot, xx, Ghislain Brechbul, Aurélie Cabarrus, x Vanesland, xx
  • En dessous: xx, Kevin Condaminas, Marion Di Natal, Bruno x, Stéphanie x, Julien Jalabert, François Teisseidre, Inga Renard, Hakim (non pas Olajuwon) Diaf.
  • Accroupis/assis: Stéphane Belleville, Julie Lefeuvre, xx, xx, Ludivine Calle, Isabelle Fourêt, Virginie Auvieux, meu-oa, Céline Guth, xx.
  • Devant: Frédéric Tomasi, Vanessa x, Lionel Orfao.

La story: On s'était dit rendez-vous dans dix ans… Ben on voit à ma gueule que je m'éclate pas trop et j'ai bien du mal à me souvenir des gens… Mes meilleurs potes sont dans une autre classe et je me fais chier cette année là. Enfin en cours, parce que sinon c'est basket basket basket, baby-foot l'hiver, PC à mort (j'ai mon mien now et je mange du canigou en butant du nazi tout les soirs) Joy' est ma bible et le week-end c'est Mégadrive chez mon pote Marc. Imaginez moi en plus, super fan du Prince de Bel-Air ("pshiiit") écoutant du Nirvana, Ugly Kid Joe, Guns&Roses et cie (Snap, Prince ? t'es fou) avec bonheur… Un drôle de grand écart.

4ème 93
 
  • La prof: Je sais plus, prof de français.
  • En haut: Stéfan Laroc, meu-oa, Ludivine Calle, Djébril Loval, xx, xx, Aurélie Cabarrus, x Watanabe, xx.
  • Debout: x Faria, Alexandre Gay, Richard x, Emmanuelle x, Cédric Lapuerta, Gilles Avenel, Sébastien Murez, Samia Deldèche, Caroline Pélicot, Magalie Désir.
  • Assis: Maëlla Amiot, Dinah Izraël, Daniel Lopes, Stéphane Belleville, Julien Dali, x Issakian, Anne Achalé, Vanessa Moreau, Yann Fetterer.
  • Par terre: Olivier Leseul, Delphine Dionet, Jérémy Gruber, Lionel Orfao, Sonia Gomes, Grégory Tohic.

La story: On se marre bien cette année là. Les matchs de basket s'enchainent, on revient en cours couvert de sueur chaque aprem' du printemps. C'est Wayne's World, les Simpsons, les films d'horreur/action (Freddaille et vendredaille 13, Rapid Fire, Van Dammeries et j'en passe), les Monkey Island (powered à la Pro Audio Spectrum 16 acquise par passage en troisième et boulot d'été), Thunder Force IV… C'est Nirvana au plus haut, les claques sonores Judgement Night et Chaos AD. On ricane avec des jeux de mots débiles genre Super Maëlla Kart ( "tititi titi-didi"…désolé), on pense qu'à nos paires de grôles, Air Max 180, Air Jordan VI (800$ la paire aujourd'hui) en tête. Moi j'avais les Huarache, ça passait. Laisse tomber les Pump, vas t-en. L'adolescence, cette première période sans pitié.

Ca s'arrête là pour le collège. J'ai zappé la photo de 3ème. Pour imaginer ma tête il suffit de regarder une tablette de Crunch à l'envers, le tout avec une coupe à la Fresh Prince ratée… C'est l'arrivée des films DBZ et des mangas en import. Ma mini chaine CD à moi (pour le brevet), avec Rage Against The Machine et Superunknown comme nourriture première pendant que le mia et Dance Machine cartonnent les ondes. C'est la période où je commence à me faire gravement chier en cours. Comme dans un sketch de Dieudo, où il explique que t'es là, à feu doux jusqu'au bac, à lever le doigt et à répondre "cosinus !" avant de te rendormir aussi sec jusqu'à la récré… Rien que l'idée de me retaper la WWII deux ans plus tard, "mais pas pareil, plus en détail" me fait pas vraiment sauter de joie. Je ferais comme tout le monde et passerait le cap.
 
A ce moment là, j'ai envie de faire une école de commerce et finir dans le business international. Parce que je sais que ça risque pas de couler du jour au lendemain comme domaine. J'aime l'éco, je lis Le Nouvel Economiste du père aux chiottes et je commence à capter le côté stratégie de la chose. C'est comme Sim City quoi. Mais c'était sans compter la suite des évènements: le lycée…
 
(dernière partie bientôt… Ne zappez pas)

posted @ 10:44 PM | Feedback (8)

Je veux dire, toute cette merde autour de la loi Dad_mon cul, ça concerne les boites d'édition comme Vivendi ou Apple ou Virgin. Les artistes s'en foutent. Ou pas s'ils sont chez ces boites mais hey, vous êtes encore libre de vous faire virer les gars. Et de mener votre vie. Avec sans doute moins de strass et de paillettes mais avec l'esprit plus tranquille.
 
Une manifestation ne changera rien (enfin s'il fait beau et que vous n'avez rien à faire, allez-y). Vous n'imaginez pas à quel point la connivence est grande entre les cartels culturels et les gouvernements. C'est même pas la peine. L'interopérabilité, le truc sensé de cette loi a réussi à être rejeté. Devinez par le biais de quels intérêts.
 
Le p2p. 7 ans déjà. Le trafic continue d'augmenter tranquillement, avec ses 3 milliards de fichiers -uniquement audios- qui circulent chaque mois. Comme si la moitié de la planète se déplaçait d'un bout à l'autre du monde. Aucune loi n'y changera rien. Jamais. L'internet2 permet déjà de transférer un DVD en 30 secondes. Resistance is futile
 
La loi DMCA aux Etats-Unis est active depuis pas mal de temps déjà. Ils passent même à la version 2. Est-ce que quelque chose à changé ? Oui, les gens font moins de bruit. Mais les pratiques sont enraçinées. La partie est terminée depuis 1999.
 
Point super faible de l'appel contre les DRMs:
 
 
  • Nous demandons le droit pour les artistes de choisir librement le mode de distribution de leur musique (avec ou sans DRM) que ce soit pour les CD ou les fichiers mis en téléchargement. Si, comme aujourd'hui, ce sont les maisons de disques qui imposent la présence de DRM, où est le droit des auteurs ?
 
Dans leur cul, et ils le savent en signant des deals avec des maisons de disques, ça n'a rien de neuf. Il faut arrêter l'hypocrisie. La liberté ils l'ont. Je l'ai. Pas d'organisme de redistribution des droits, pas de majors. Et ils sont libres comme l'air pour choisir leur mode de distribution.
 
C'est ce point et ce point seulement qui fera pencher la balance. Et il faut être clair, beaucoup d'artistes se chient, sont en contradictions totales entre leurs habitudes de consommation (quel artiste n'a pas fait de p2p, sérieux), leur vie et leurs aspirations d'être STARS vivant de droits. C'est, terminé ça. Qu'ils tranchent et se rallient du côté des consommateurs qui les font, aussi, vivre.
 
Pour le reste DRM ou pas, on fait aujourd'hui exactement ce qu'on veux. On est hors la loi ? Et alors putain. J'ai acheté tel skeud, j'ai rétribué l'artiste, j'aime ce qu'il fait et je veux le partager et donner envie aux autres de l'acheter, je le fais. Je ne ferais pas trop de comparaison hasardeuse mais celle ci me vient: qu'est ce qui est au final le plus important, un conducteur sans permis qui respecte le code de la route ou un enfoiré de chauffard au permis flambant neuf, mmh ?..
 
Demain tout sera sous drm ? Je n'update plus rien et je reste avec mes logiciels qui me permettent de faire ce que je veux. Mon Fai me fait chier ? J'en change. Et si on fini dans un système ultra rigide, fermé façon Chine communiste, ben c'est que notre société est vraiment trop conne et qu'elle ne vaut pas le coup d'être sauvée.
 
Mais je n'y crois pas. Même si les maisons de disque et les organismes de gestion des droits les plus puissants de la planète s'évertuent à appliquer à internet, le système décentralisé par excellence, un modèle de consommation de masse à l'ancienne (iTunes c'est ça hein), ils crèveront. Qu'ils crèvent. Ca ne tuera pas la diversité culturelle. Ca laissera le champ libre à d'autres acteurs, d'autres concepts comme l'excellent Last.fm.
 
Mais tout cela a été rabâché et sur rabâché… Donc pour conclure, vous les artistes vous arrêtez de dealer avec ces boites qui poussent le DRM et vous les consommateurs, vous faites pareil en boycottant au max les albums contenant ces merdes.
 
Et tout ira très vite mieux.

posted @ 10:53 AM | Feedback (0)